Là bas c'était enorme. Comme sur les cartes postales t'as vu, mais en mieux, parcequ'en vrai. Un cliché qu'il fait si bon de vivre. Difficile de faire autre chose que rien. Un p'tit coin de paradis à l'autre bout du bout du monde. Magique. Nao <3 Elo. J't'oublierais pas m'sieur =) J'oublierais rien de toute façon. Photos ici.
Et puis pour vous, quelques extraits d'un livre qu'on devrait tous lire, ne serais-ce que pour pouvoir faire un choix en connaissance de cause. Michel Onfray, Traité d'athéologie. Avec quelques notes de moi-même, pas en italique.
"A se prendre pour autre que ce qu'ils sont, à s'imaginer dans une configuration différente de celle du réel, les Hommes évitent le tragique, certes, mais passent à côté d'eux-même. Je ne méprise pas les croyants, je ne les trouvent ni ridicules, ni pitoyables, mais je désespère qu'ils préfèrent les fictions apaisantes des enfants aux certitudes cruelles des adultes. Plutôt la foi qui apaise que la raison qui soucie - même au prix d'un perpétuel infantilisme mental: voilà une opération de passe-passe métaphysique à un coût monstrueux.
Dès lors je ressens ce qui toujours monte du plus profond de moi quand j'assiste à l'évidence d'une aliénation: une compassion pour l'abusé doublée d'une violente colère contre ceux qui les trompent avec constance. Pas de haine pour l'agenouillé mais une certitude de ne jamais pactiser avec ceux qui les invitent à cette position humiliante et les y entretiennent. Qui pourrait mépriser des victimes ? Et comment ne pas combattre leurs boureaux ?
La misère spirituelle génère le renoncement à soi, elle vaut les misère sexuelles, mentales, politiques, intellectuelles, et autres . Etrange comme le spectacle de l'aliénation du voisin fait sourire celui qui passe à côté de la sienne. La chrétien qui mange du poisson le vendredi sourit du musulman qui refuse la viande de porc, qui moque le juif récusant les crustacés... Le loubavitch qui dodeline devant le mur des Lamentations regarde avec étonnement le chrétien qui prie Dieu, pendant que le musulman installe son tapis de prière dans la direction de La Mecque. Pourtant aucun ne conclut que la paille dans l'oeil du voisin vaut bien la poutre dans le sien. Et que l'esprit critique, si pertinent et toujours bienvenu quand il s'agit d'autrui, gagnerais à être étendu à sa propre gouverne.
La crédulité des Hommes dépasse ce qu'on imagine. Leur désir de ne pas voir l'évidence, leur envie d'un spéctacle plus réjouissant même si il relève de la plus absolue des fictions, leur volonté d'aveuglement ne connait pas de limites. Plutôt des fables, des fictions, des mythes, des histoires pour enfants, que d'assister au dévoilement de la cruauté du réel qui contraint à supporter l'evidence tragique du monde. Pour conjurer la mort, l'homo sapiens la congédie. Afin d'éviter d'avoir à résoudre le problème, il le supprime. Avoir à mourir ne concerne que les mortels: le croyants, lui, naïf et niais, sait qu'il est immortel, qu'il survivra à l'hécatombe planétaire...
Le croyant, passe encore; celui qui s'en prétend le berger, voilà trop. Tant que la religion reste une affaire entre soi et soi, après tout il s'agit seulement de névroses, psychoses et autres affaires privées. [...] Mon athéisme s'active quand la croyance privée devient une affaire publique et qu'au nom d'une pathologie mentale personnelle on organise aussi pour autrui un monde en consequence. Car de l'angoisse existancielle personnelle à la gestion du corps et de l'âme d'autrui, il existe un monde dans lequel s'activent, embusqués, les profiteurs de cette misère spirituelle et mentale.
La religion devient donc la pratique de l'aliénation par excellence: elle suppose la coupure de l'homme avec lui même et la création d'un monde imaginaire dans lequel la vérité se trouve fictivement investie.
Alors que le 11 septembre vu par les Etats-Unis, donc l'Occident, somme tout un chacun de choisir son camp dans la guerre de religion qui opposerait le judéo-christianisme et l'islam , on peut vouloir échapper aux termes de l'alternative posés par les protagonistes et opter pour une position nietzchéenne: ni judéo-chrétien, ni musulman, pour la bonne raison que les belligérants continuent leur guerre de religion depuis les invites juives des Nombres et constitutifs de la Torah, qui justifie le combat sanglant contre les ennemis, jusqu'aux variations récurrentes sur ce thème dans le Coran à massacrer les infidèles. soit tout de mê^me plus de 25 siècles d'appel au crime de part et d'autres. Et ne pas opter pour Israël et les Usa n'oblige pas de fait à devenir compagnon de route des talibans ...
Le Talamud et la Torah, la Bible et le Nouveau Testament, le Coran et les Hadiths ne paraissent pas des garanties suffisantes pour qu'on choisisse entre la misogynie juive, chrétienne ou musulmane. Qu'on opte contre le porc et l'alcool mais pour le voile ou la burka, qu'on fréquente la synagogue, le temple, l'églis ou la mosquée, tous les endroits ou l'intelligence se porte mal et où l'on prefère depuis des siècles l'obéissance aux dogmes et la soumission à la loi - donc à ceux qui s'en prétendent les élus, les envoyés et la parole de Dieu.
L'existance de Dieu me semble-t-il a bien plus généré en son nom de batailles, de massacres, de conflits et de guerres dans l'Histoire, que de paix, d'amour du prochain, de pardon des péchés ou de tolérance. Je ne sache pas que les papes, les rois, les princes, les califs, les emirs aient majoritairement brillés dans la vertu tant déjà Moïse, Paul et Mahomet excellaient respectivement pour leurs parts dans le meurtre, les passages à tabac, ou les razzias - les biographies témoignent.
Autant de variations sur le thème de l'amour du prochain ... ( n'est ce pas ?! )
Une série de haines violemment imposées dans l'histoire par les hommes qui se prétendent dépositaires et interprètes de la parole de Dieu - les Clérgés: la haine de l'intelligence à laquelle les monothéistes préfèrent l'obéissance et la soumission; haine de la vie doublée d'une indefectible passion thanatophilique ; haine de l'ici bas sans cesse dévalorisé au regard d'un au delà, seul reservoir de sens, de vérité, de certitude et de béatittude possibles ; haine du corps corruptible, déprécié dans le moindre détail quand l'âme eternell, immortelle et divine est parée de toutes les qualités et de toutes les vertus ; heine des femmes enfin, du sexe libre et libéré, au nom de l'Ange, cet anticorps archétypal commun aux trois religions.
Au nom de Dieu , mais via ses préendus serviteurs, le Ciel commande à ce qui doit être fait, pensé, vécu et pratiqué sur Terre pour Lui être agréable.
Dieu n'a pas créé le monde, d'ailleurs le monde ne l'a jamais été ; l'âme est mortelle ; il n'existe ni enfer, ni paradis, ni prédestiantion ; les enfants sont indemne du péché originel qui, de toute façon, n'existe pas ; le christianisme est une invention, le decalogue une sottise impraticable ; le pape un immoral et dangereux personnage ; le paiement de messes, les indulgences, l'excommunication, les interdits alimentaires, la virginités de Marie, les rois mages, autant de billevesées ; la résurection, un conte déraisonnable, risible, scandaleux, une duperie ; les sacrements, la confession, des sottises ; l'eucharistie, une métaphore ; le jugement dernier, un incroyable délire...
Dieu ne s'est pas contenté une fois d'interdire de manger le fruit défendu (la pomme de l'arbre de la connaissance, donc interdiction de l'intelligence et du savoir et éloge de l'obéissance aveugle et de la soumission, soit dit en passant hein ...) car, depuis ce jour, il ne se manifeste que par interdictions: faire et ne pas faire, dire et ne pas dire, penser et ne pas penser, agir et ne pas agir [...] codifications existentielles, alimentaires, comportementales, rituelles et autre ...
Car on ne mesure bien l'obéissance qu'avec les interdit. Plus ils pullulent, plus grande sont les occasions de fauter, plus les probalités de perfections s'amenuisent, plus la culpabilité augmente. Et c'est une bonne chose pour Dieu - du moins pour le Clérgé qui s'en réclame - de pouvoir jouer de ce ressort psychologique. Chacun doit savoir sans cesse qu'il lui faut obéir, se conformer, faire comme il faut, comme la religion nous y invite. Ne pas se comporter comme Eve (qui elle à voulut savoir et pas se complaire dans sa naïveté absurde), mais tel Adam (en bon esclave), se soumettre au vouloir du Dieu unique. "
L'ironique résidant dans l'anecdote, à prendre avec humour, en voici une (et il en existe tant, dans toutes les religions):
" A tout Seigneur tout honneur. Le monothéisme juif et tout ce qui va avec. Dieu promet à son peuple élu, choisi, prélevé parmi tous les autres, extrait du vulgaire, son "bien particulier" - un pays en propriété perpetuelle. Ce pays est habité par des gens modestes ? un peuple y cultive des champs? La terre nourrit des vieillards et des enfants ? Des hommes d'age mûrs entretiennent des troupeaux de bêtes ? Des femmes y mettent au monde des nourrissons ? On y éduque des adolescents ? On y prient des dieux ? Peu importe, ces Cananéens, Dieu à décidé de leur extermination: "je les exterminerais" di-t-il.
pour conquerir la Palestine, Dieu utilise les grands moyens. En termes polémologiques contemporains, disons qu' il invente la guerre totale.
Il ouvre la mer en deux - tant qu'à faire -, y noie une armée entière - pas de demi-mesure -, arrête le soleil pour que les hébreux aient le temps d'exterminer leurs ennemis amorites - amour du prochain quand tu nous tiens ... -, fait pleuvoir des pierres et des grenouilles - un peu de fantaisie -, mandate une armée de moustique et de taons - pas de petites économies -, transforme l'eau en sang - une touche de poésie et de couleur...-, déchaine la peste, les ulcères et les pustules - déjà la guerre bactériologique - à quoi il ajoute ce que la soldatesque pratique depuis toujours: l'assassinat de tout ce qui vit: femmes, enfants, vieillards, animaux.
Yahvé bénit la guerre et ceux qui la font. Il sanctifie le combat, le mène, le conduit; pas en personne - certes un ectoplasme à du mal à tenir une épée - mais en inspirant son peuple. il justifie les crimes, les meurtres, les assassinats, legitime la destruction des innocents.
Depuis deux mille cinq cents ans, aucuns responsables issu du peuple élu n'a décidé que ces pages revèlent de la fable, de balivernes et de fictions préhistoriques dangereuses au plus haut point car criminelles. Bien au contraire. il existe sur la totalité de la planete un nombre considérable de gens qui vivent, pensent, agissent, conçoivent le monde à partir de ces textes qui invitent à la boucherie généralisée sans jamais avoir été interdit de publication pour appel au meurtre, au racisme, à la mysoginie et autres invitations aux voies de fait. "
La religion n'est elle pas alors une aliénation? Une définition pure et simple d'un regime totalitaire, pratiquant le culte de la personnalité immortelle (donc aucuns risques que celui-ci s'arrête), la propagande, agenouillant un peuple entier sous des lois appelant au rascisme, à la mysoginie, à la guerre, légitimant les exterminations, génocides, massacres, soumissions et humiliations au nom d'une entité ? Une invention hystérique d'illuminés pour assurer à des hommes le contrôle sur d'autres ? Une dangereuse fable ayant pris une ampleur considérable, regroupant tant de fanatiques à travers les continents, absurde, grotesque et bourrée de contradictions criantes ? Un ectoplasme qui condamne l'intelligence et le simple fait de refléchir, penser, agir dans un autre sens que celui des textes sacrés ? Qui interdit le savoir, pratique les autodafés, la torture, les tueries, interdits de publication les savants, contredits les plus grands progrès de la science (qui se sont revelés plus que vrais. et après ça il n'ont pas honte...) ? Qui condamne les insoumis, ceux qui se lèvent contre l'opression et qui n'obéissent pas au doigt et à l'oeil (Satan en étant le représentant) ? Qui fait reluire un au delà sacré et magique, dénigrant ainsi le présent, le bonheur terrestre, ici et maintenant; instaurant une pulsion de mort ?
Et d'un tout autre point du vue, d'une distance avec cette situation ridicule: franchement dite moi ce qu'un Dieu pourrait bien en avoir à foutre si vous osez manger une crevette ou de la viande le vendredi - attention sacrilèges ! Ridicule, oui.
Quoiqu'il en soit, je m'arrête ici. Ce débat n'a pas de fin. Voilà mon point de vue, je s'rais ravie que vous m'exposiez le votre ... Alors allez-y =)
Et encore désolée pour le pavé =S
